Apprentissage en BTS, IUT et école d’ingénieurs : financement et poursuite d’études

Fabrice

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📌 L’essentiel à retenir
Choisir l’apprentissage permet d’obtenir un diplôme sans dette.
Le contrat d’apprentissage offre une rémunération variant de 27 % à 100 % du SMIC.
Les écoles d’ingénieurs valorisent les admissions parallèles après un BTS ou un BUT.
Les bourses CROUS restent accessibles même en alternance, sous conditions de revenus.
L’alternance en école d’ingénieurs couvre les frais de scolarité et les coûts de la vie.

Choisir l’apprentissage dans le supérieur, c’est souvent la décision la plus concrète qu’un étudiant puisse prendre : on apprend un métier, on est rémunéré, et on sort diplômé sans dette. Pourtant, entre un BTS, un IUT et une école d’ingénieurs, les règles du jeu ne sont pas tout à fait les mêmes, et beaucoup de familles s’y perdent encore.

Financement du contrat, droits de scolarité pris en charge, possibilités de continuer après le diplôme… ces questions méritent des réponses claires, surtout quand on sait que le choix d’une filière en apprentissage engage souvent deux ou trois ans de parcours. Et franchement, il serait dommage de passer à côté d’une opportunité faute d’information.

France Apprentissage fait le point sur les modalités de financement et les perspectives de poursuite d’études selon la formation supérieure choisie.

Financement de l’alternance en BTS, BUT et école d’ingénieurs (qui paie quoi ?)

L’alternance repose sur deux types de contrats bien distincts : le contrat d’apprentissage, dont le salaire varie de 27 % à 100 % du SMIC selon l’âge et l’année de formation, et le contrat de professionnalisation, dont la rémunération suit également l’âge de l’alternant et la durée de sa formation.

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Bonne nouvelle pour les entreprises : elles bénéficient d’exonérations de charges sociales dès qu’elles recrutent un alternant. Des subventions viennent en plus couvrir une partie des coûts de formation, et certains Conseils régionaux proposent des aides spécifiques pour favoriser l’insertion des jeunes.

C’est l’entreprise qui prend en charge les frais d’enseignement théorique, compensés ensuite par des aides d’État ou des subventions régionales. Autrement dit, en tant qu’étudiant en alternance, vous n’avez généralement rien à débourser pour votre formation, ce qui change tout par rapport à un cursus classique.

  • Contrat d’apprentissage : rémunération progressive selon l’âge et l’année
  • Contrat de professionnalisation : rémunération liée à l’âge et à la période de formation
  • Aides régionales variables selon votre territoire
  • Exonérations de charges pour l’entreprise recruteuse

BTS, BUT ou école d’ingénieurs dans l’industrie (quel diplôme choisir ?)

Le secteur industriel, aéronautique, automobile, agroalimentaire, énergie, chimie, électronique, robotique, plasturgie, recrute massivement des techniciens et des ingénieurs, avec des salaires attractifs et de vraies perspectives d’insertion. Choisir la bonne formation dès le départ, c’est donc se donner un avantage concret sur le marché du travail.

Le BTS, accessible après le bac, se prépare en 2 ans et débouche sur des métiers techniques immédiats. Parmi les spécialités industrielles les plus demandées, on trouve :

  • BTS Conception des processus de réalisation de produits (CPRP)
  • BTS Maintenance des systèmes
  • BTS Électrotechnique
  • BTS Métiers de la chimie

Le BUT, lui, dure 3 ans et offre une formation plus approfondie, idéale si vous visez une poursuite d’études en école d’ingénieurs ou en master. Les parcours industriels disponibles sont nombreux :

  • BUT Génie mécanique et productique (GMP)
  • BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII)
  • BUT Science et génie des matériaux
  • BUT Mesures physiques
  • BUT Génie chimique – génie des procédés

Les écoles d’ingénieurs, accessibles directement après le bac via Parcoursup sur un cursus de 5 ans, proposent également des admissions parallèles après un BTS ou un BUT, une passerelle précieuse que beaucoup d’étudiants ignorent encore.

Apprentissage en BTS, IUT et école d'ingénieurs : financement et poursuite d'études

Intégrer une école d’ingénieurs après un BTS ou un BUT (les portes d’entrée concrètes)

Rassurez-vous : en moyenne, 11 % des étudiants admis en 1ère année d’école d’ingénieurs sont titulaires d’un BTS, d’un BUT, d’une L2 ou d’une L3. Ce n’est pas une voie marginale, c’est une réalité bien établie, et les écoles la valorisent de plus en plus.

  Quelles formations sont les plus impactées par la réforme de l’apprentissage ?

Les concours et dispositifs d’admission parallèle sont nombreux, et chacun ouvre des portes vers des établissements différents :

Concours / Dispositif
Écoles accessibles
Avenir+
ECE, EIGSI, EISTI…
ATS (Adaptation Technicien Supérieur)
Écoles proposant ce parcours spécifique
Banque d’épreuves BTS (ENSEA)
ENSEA – génie mécanique, électrique ou civil
Banque Agro-Veto
Plusieurs concours possibles
Concours GEI-UNIV
Groupe des Écoles Centrale
ENI
ENI de Metz, Brest, Tarbes, Saint-Étienne
INSA
Institut National des Sciences Appliquées
Pass’Ingénieur
Réseau Polytech

Attention cependant : certaines écoles exigent un niveau d’anglais certifié (TOEFL, TOEIC ou IELTS) et un entretien devant jury. Préparez ces éléments en amont, car ils peuvent faire la différence entre deux dossiers équivalents.

« Un diplôme d’ingénieur obtenu après un BTS ou un BUT, c’est un double profil très apprécié des recruteurs : des bases techniques solides ET une vision plus stratégique. »

Obtenir, progresser, s’ouvrir à l’international, intégrer un réseau professionnel solide : voilà ce que vous apporte concrètement une école d’ingénieurs, même en y entrant par la voie de l’alternance ou d’une admission parallèle après un BTS.

Financer sa poursuite d’études après un BTS ou un BUT : les aides méconnues

Beaucoup d’étudiants pensent que la question du financement se règle une fois pour toutes à l’entrée en formation. En réalité, chaque étape de votre parcours, BTS, BUT, puis école d’ingénieurs, ouvre droit à des dispositifs différents, et les cumuler intelligemment peut changer radicalement votre situation.

Les bourses et aides d’État : bien plus qu’un simple coup de pouce

Peu importe si vous êtes en BTS, en BUT ou en école d’ingénieurs publique, vous pouvez prétendre aux bourses sur critères sociaux du CROUS, versées en 10 mensualités sur l’année. Ce que beaucoup ignorent : ces bourses restent accessibles même en alternance, à condition que votre rémunération ne dépasse pas certains plafonds. Pensez également à vérifier votre éligibilité à l’aide à la mobilité Parcoursup si vous changez de région pour intégrer une école d’ingénieurs, elle peut atteindre 500 € versés en une seule fois.

Si vous entrez en école d'ingénieurs après un BTS ou un BUT, ne négligez pas de refaire une demande de bourse CROUS dès votre réinscription : votre situation financière est réévaluée chaque année.

Prêts étudiants, CPF et financements alternatifs (les options quand les bourses ne suffisent pas)

Résidence, transport, matériel pédagogique, frais de concours : les coûts s’accumulent vite lors d’une poursuite d’études. Plusieurs leviers existent pour y faire face :

  • Prêt étudiant garanti par l’État : sans caution parentale, remboursable après les études, accessible jusqu’à 25 ans
  • Prêt d’honneur via les fondations d’écoles ou les réseaux d’anciens élèves, souvent sans intérêts
  • Compte Personnel de Formation (CPF) : mobilisable si vous êtes déjà en activité, notamment en contrat de professionnalisation
  • Aides des collectivités locales : certaines régions financent une partie des frais de scolarité en école privée sous statut étudiant
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L’alternance en école d’ingénieurs : un modèle qui s’autofinance presque entièrement

Choisissant l’alternance pour intégrer une école d’ingénieurs, vous résolvez d’un coup la question des frais de scolarité ET celle du coût de la vie. Les frais pédagogiques, parfois supérieurs à 7 000 € par an dans certaines écoles privées habilitées CTI, sont pris en charge par l’OPCO de l’entreprise qui vous recrute. Votre salaire couvre votre loyer, vos transports et votre quotidien, sans endettement. C’est un cercle vertueux que les étudiants issus de BTS ou de BUT activent de plus en plus tôt dans leur réflexion, précisément parce qu’ils connaissent déjà les codes du monde professionnel.

Financer ses études d’ingénieur sans se ruiner (les vraies options à connaître)

Bourse CROUS, exonération des droits d’inscription, repas à 1 euro, priorité pour le logement : être boursier, c’est un vrai filet de sécurité. La bourse peut atteindre 6 335 € par an à l’échelon 7, ce qui change concrètement la donne quand on sait qu’une école publique coûte environ 2 613 € de scolarité annuelle. Pour en bénéficier, il faut constituer son Dossier Social Étudiant (DSE) entre le 15 janvier et le 30 avril, ne ratez pas cette fenêtre, elle ne s’ouvre qu’une fois par an.

Côté financement privé, la Fondation Francis Bouygues propose entre 1 500 et 10 000 € par an aux bacheliers mention Bien ou Très bien dont les revenus familiaux ne dépassent pas 20 000 €/an. Et si les bourses ne suffisent pas, le prêt étudiant garanti par l’État monte jusqu’à 20 000 €, accessible aux moins de 28 ans. Les banques, sachant que les ingénieurs s’insèrent très bien sur le marché du travail, accordent souvent des conditions favorables à ces profils.

« Dans une école privée comme l’ESILV, la scolarité peut atteindre 11 400 € par an, autant savoir exactement quelles aides sont mobilisables avant de signer. »

But, bts, écoles d’ingénieurs : quel parcours pour travailler dans l’industrie ?

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Fabrice DURAND

J'ai crée FranceApprentissage pour accompagner les apprentis et les employeurs dans leur choix d'alternance. Je suis également fondateur du site top-metiers.fr un média spécialisé dans l'orientation scolaire et professionnelle.

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