Blog Franceapprentissage

Là où il y a une volonté, il y a chemin

Légère baisse des contrats d’apprentissage signés au 1er trimestre

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 04 mai 2011 -


49 607 contrats ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 mars 2011 contre 52 000 un an plus tôt soit une diminution de 4,6%.

Pour faciliter les signatures de contrats en cette période de faible visibilité pour les entreprises, France apprentissage propose d’assouplir les conditions d’embauche d’apprenti avec le choix d’un engagement de l’entreprise d’une et une seule année au lieu de 2 ou 3 ans selon la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.

Le risque pour l’entreprise devenant faible, les signatures de contrats seront probablement à la hausse. L’apprenti de son côté verrait sa recherche simplifiée et pourra déjà suivre sa première année de formation.
Puis, soit il continuera avec la même entreprise en prorogeant son contrat pour sa seconde année, soit il en cherchera une nouvelle pour sa seconde année de formation avec déjà un an d’expérience et ainsi de suite…

D’autres solutions existent, c’est au collectif de l’apprentissage de proposer ci-dessous.

Là où il y a une volonté, il y a chemin.

Illusions ou véritables volontés de changement. Point de vue sur le remaniement ministériel

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 16 novembre 2010 -


France apprentissage a toujours milité pour la création d’un secrétariat d’état ou d’un ministère dédié à l’apprentissage (voir notamment « Coup de gueule du 25 juin 2009 »).
La nomination de Nadine Morano ministre, auprès du ministre du Travail,de l’Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle va donc dans la bonne direction.
Son rattachement au ministère de l’Emploi et de la Santé a du sens et est cohérent.

Nous souhaitons beaucoup de courage à notre ministre car la tâche qui l’attend est immense, mais combien passionnante. Nous espérons que son style ne sera pas calqué sur celui de Laurent Wauquiez avec des effets d’annonces et des gesticulations inutiles.
Nous espérons qu’elle travaillera sans hypocrisie sur le fond, avec une ambition collective et le sens de l’intérêt général pour nos jeunes et nos entreprises.

Favorisera-t-elle les expérimentations terrains ?
Aura-t-elle les moyens financiers pour mener une politique offensive en faveur de l’apprentissage ?
S’’appuyera-t-elle sur la société civile sans laquelle rien ne pourra être fait si elle n’adhère pas à une vision pérenne au delà des clivages politiques ?
Rénovera-t-elle l’apprentissage en faisant évoluer des textes de lois archaïques qui sont des freins à la formation de notre jeunesse par l’apprentissage ?

Ces questions méritent d’être posées car nous ne voyons pas émerger dans la composition de ce nouveau gouvernement une personnalité ayant une réelle volonté d’imprimer les valeurs que nous défendons à savoir : l’égalité des chances de nos jeunes notamment dans la formation et pouvant imprimer une ligne d’une plus grande justice sociale par une meilleure utilisation, répartition et transferts des fonds sociaux et de la formation.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Anticipons la fin des mesures gouvernementales en faveur de l’apprentissage

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 03 mai 2010 -


Comme la prime à la casse, la prime à l’embauche d’un apprenti prendra fin le 30 juin 2010.
Nous rappelons que toute entreprise qui embauche un apprenti avant le 30 juin 2010 est totalement exonérée de charges sociales et que les aides pour les entreprises de moins de 50 salariés ont été revalorisées.
Même si ces aides sont symboliques car jouant sur des salaires faibles, elles avaient le mérite de démontrer l’implication et le soutien de nos gouvernants à la formation de nos jeunes par l’apprentissage.
Psychologiquement la mesure était bonne pour nos TPE.

Alors retroussons-nous les manches pour signer le maximum de contrats avant la fin de son échéance.
La plate-forme franceapprentissage.fr est là pour recencer les offres et demandes de contrats d’apprentissage et mettre GRATUITEMENT en relation les entreprises et les jeunes.

Derrière l’optimisme du discours de notre premier Ministre il y a malheureusement la réalité des chiffres.
On ne peut que souhaiter qu’il y ait un million d’apprentis en 2015, mais malheureusement cela ne se décrète pas.

Là où il y a une volonté, il y a chemin.

France apprentissage : un réseau qui se construit

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 15 février 2010 -


Il y a deux ans, jour pour jour ouvrait le portail gratuit, franceapprentissage.fr.
D’un site entièrement vide, nous avons aujourd’hui grâce à la contribution citoyenne de chacun, un portail qualitatif, avec plus de 2 400 formations en ligne et plus de 350 000 pages vues chaque mois.
C’est en misant avant tout sur le buzz et sur la qualité des contributions de chacun que France apprentissage forge sa réussite tout en recherchant le meilleur résultat possible pour nos entreprises, nos CFA et nos jeunes.

En 2009 France apprentissage vous a proposé deux nouveaux services. Le carnet de liaison électronique, et la vidéothèque pour promouvoir autrement des secteurs d’activité, des filières ou tout simplement des clips vidéo réalisés par nos jeunes.
Donnons à l’apprentissage une image moderne et d’avenir grâce aux technologies numériques.

Votre portail est la partie émergée d’un iceberg qui évolue au fil du temps grâce aux suggestions remontant du terrain. La partie immergée de l’iceberg reste à construire ensemble, avec une vision partagée et à long terme de l’apprentissage.
Le fonds de dotation pour la promotion et le développement de l’apprentissage sera notre principal outil financier pour lever des fonds privés d’entreprises et de particuliers pour les redistribuer directement à tous les acteurs de l’apprentissage.

La vitesse de développement de France apprentissage dépendra de l’accueil réservé aux nouvelles offres payantes et à la publicité mais surtout de sa capacité d’innovation avec plusieurs projets audacieux pour 2010 et les années qui viennent qui seront dépendants de notre capacité à collecter des fonds via le fonds de dotation.

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin. »

En période de crise, il faut des mesures audacieuses

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 18 septembre 2009 -


Le 26 juin dernier, j’exprimai mon inquiétude sur le devenir de notre jeunesse et notamment de nos apprentis. Je dénoncais alors des mesures gouvernementales notoirement insuffisantes pour rattraper le retard pris dans les offres de contrat d’apprentissage.
Petit rappel :
De janvier à avril : baisse de 27% des offres de contrat.
De janvier à juin : baisse de 38% des offres de contrats (Chiffres publiés par la Dares).

Pour inverser la tendance, France apprentissage a contacté des DRH de grands groupes du CAC 40 pour les inciter à dupliquer leurs offres de contrats confidentielles (site de leur entreprise) pour les rassembler sur notre portail fédérateur, GRATUIT et national recençant toutes les offres du territoire. Si certains groupes comme Schneider Electric ou le Groupe Casino, trouvent l’idée interressante, pour l’instant elle n’est malheureusement peu encore suivie d’effet. Seul le groupe Véolia a pour l’instant mis toutes ses offres à la disposition des apprentis favorisant ainsi leur mobilité. Et pourtant, le temps presse pour nos apprentis.

L’exonération de charges pour les apprentis est une mesure que j’ai décriée, car non suffisamment incitative en cette période de crise.

France apprentissage propose une mesure audacieuse à l’exécutif pour encourager les chefs d’entreprise des TPME (- de 10 salariés) à s’engager à embaucher des apprentis sur une période sans visibilité.
Elle consiterait pour l’année 2009/2010, à ce que le salaire de l’apprenti soit intégralement pris en charge par la collectivité, soit sur une période limitée de 6 mois, soit sur l’année complète pour éliminer la part de risque de l’entrepreneur dû à la conjoncture. Cette mesure s'appliquerait pour tous nouveaux contrats signé sur une période très courte qui courerait jusqu'à fin novembre 2009 (date limite légale).

Le financement serait pris sur le fonds d’investissement Social (Fiso) doté par l’Etat et le Fonds Social Européen de 1,5 milliards d’euros à charge des partenaires sociaux de l’abonder pour le même montant.
Or ce fonds peine à démarrer alors qu’il y a urgence.
Les fonds collectés de la taxe d’apprentissage pourraient également servir à amortir les coûts des entreprises.
Les gisements d’emplois sont dans les TPME et chez les artisants.
Dans 2 mois des milliers de jeunes ne pourront se former faute d’avoir trouver une entreprise soit une perte de richesse inestimable pour notre pays
.

La formation de nos jeunes doit-elle être étroitement liée à la conjoncture économique ? Evidemment non !

Alors en période de crise, notre société doit prendre des mesures audacieuses qui sont des investissements pour le futur.  

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin. »