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Là où il y a une volonté, il y a chemin

Archives 2014

La saga de l’apprentissage 2014 : pathétique et affligeante.

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 02 novembre 2014 -

Suite à une demande d’audience au premier ministre pour présenter des actions favorisant le développement de l’apprentissage, j’ai été reçu fin septembre par trois de ses conseillers.

L’idée de subventionner une plate-forme numérique, nationale gratuite spécifiquement dédiée à l’apprentissage, indépendante des partis politiques et des branches professionnelles n’a trouvé aucun écho, car ne cadrant pas avec la politique gouvernementale. L'investissement dans l'embauche des développeurs de l'apprentissage (leur écosystème) serait-il plus performant et moins onéreux que la technologie numérique que l'association promeut (nouvel écosystème à construire) pour développer et promouvoir l'apprentissage au sein des entreprises et des jeunes ?

Le financement du lancement de l'expérimentation d’un GEIFA® (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion par la Formation en Apprentissage) a reçu également une fin de non recevoir, alors même que le projet intéresse des maîtres d’œuvre.

Est-ce la peur que le système dont la classe politique et eux-même profitent, ne s’effondre avec des idées novatrices ?

Les emplois d’avenirs sortis du chapeau des magiciens du parti socialiste est l’archétype de ce qu’il ne faut pas faire. Il l’impose quoiqu’il en coûte à la collectivité sans expérimentation. L’échec est évidemment patent.

Je reste quant à moi convaincu :

• qu’une plate-forme nationale spécifiquement dédiée à l’apprentissage, fédératrice, mutualisante, et indépendante serait une avancée majeure,

• que l'expérimentation d'un GEIFA® pourrait être une solution pour enrayer la chute spectaculaire de signatures de contrats en redonnant confiance aux différents acteurs grâce à un large mouvement indépendant des partis politiques et terriblement proches des préoccupations des entreprises. 

L’entrepreneur doit être libéré du carcan des normes, des contraintes du droit du travail et de l’oppression administrative et fiscale en lui donnant davantage de liberté sur l’embauche ou le licenciement d’un jeune. Le GEIFA répond parfaitement à cet enjeu en sécurisant l’entreprise pour lui redonner de la flexibilité et la confiance qu’elle a perdue.

France apprentissage continuera sans relâche à promouvoir ses solutions et expérimentations qui vont dans le sens de l'intérêt général de nos entreprises, nos apprentis et nos centres de formation.


Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

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La majorité, par son ambition insensée de résorber le chômage des jeunes, a précipité dans l’abîme les contrats d’apprentissage

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 12 juin 2014 -

JAMAIS depuis 20 ans le nombre de signatures de contrats d’apprentissage n’avait connu en 2013 une chute aussi vertigineuse (- 8,14%) passant de 297 295 contrats signées en 2012 à 273 091 en 2013, soit - 24 204 contrats.

La chute inexorable de - 13,7% de signatures de contrats sur les quatre premiers mois de l’année 2014 pourrait nous conduire sous le seuil des 250 000 contrats signés en 2014 entrainant des fermetures de formations et mettant en difficultés financières certains CFA.

Même au plus fort de la crise en 2009 la chute n’avait été que de -3,4%, grâce à une politique de soutien à l’apprentissage.

Le gouvernement commet–il une erreur de soutenir l’idée que ce ne sont pas les emplois d’avenir qui sont responsables de la chute inexorable des signatures de contrats d’apprentissage, mais la crise économique ?

Les emplois d’avenir sont réservés comme pour les contrats d’apprentissage aux jeunes âgés de 16 à 25 ans sur une durée de 36 mois

« Les emplois d’avenir sont développés dans des activités présentant un caractère d’utilité sociale ou environnementale ou ayant un fort potentiel de création d’emplois et susceptibles d’offrir des perspectives de recrutements durables ».

Néanmoins par exception, sont également éligibles par arrêté du préfet de région :

  • Les employeurs privés
  • Les entreprises contrôlées majoritairement par l’Etat
  • Les établissements publics à caractère industriel et commercial des collectivités territoriales
  • Les sociétés d’économie mixtes
  • Les chambres des métiers, les chambres de commerce et d’industrie, les chambres d’agriculture.

Si l’offre en emplois d’avenir existe bien, la demande n’a pas rencontré le succès escompté. Quand bien même ces emplois sont-ils subventionnés à 75% par l’Etat, de nombreuses associations ne peuvent pas financer les 25% de rémunération restant à leur charge.

C’est alors que de nombreuses entreprises, notamment du CAC 40, ont été sollicitées par l’Etat pour recruter des emplois d’avenir et subventionner les associations des 25% qui auraient dû être à leur charge.

C’est donc, bien plus que les 500 millions d’euros qui ont été enlevés par l’Etat du budget de l’apprentissage puisque « le privé » contribue à des embauches et en partie au financement de ces 25%.

La création des emplois d’avenir impactent donc directement les formations en apprentissage. On assiste bel et bien à une asphyxie progressive des financements de l’apprentissage qui conduit à une désaffection des entreprises pour les contrats d’apprentissage au profit des emplois d’avenir.

Cette politique de développement des emplois d’avenir est par ailleurs INCOHÉRENTE ET PARADOXALE avec la réforme du bac professionnel qui contribue à une croissance continue du nombre de bacheliers qui poursuivent souvent leurs études en apprentissage.

Les résultats au bac en 2013 (source DEPP - mars 2014)
589 240 reçus dont 305 316 en série générale
124 683 en série technologique et 159 241 en série professionnelle.

L’intérêt supérieur qui est celui du pays tout entier, n'est-il pas d'opérer un changement diamétral et immédiat de politique, en redistribuant les cartes pour réoxygéner l’apprentissage et le réformer en profondeur pour l’adapter aux réalités économiques du XXIème siècle.

C'est ainsi que la courbe de l'offre de contrats d'apprentissage s'inversera pour croître à nouveau.

Manuel Valls, le réformateur 
entendra-t-il notre voix et favorisera-t-il nos actions en faveur du développement de l'apprentissage en FORMATION INITIALE dans son combat pour résorber le chômage des jeunes qui est aussi le nôtre depuis de nombreuses années ?

Là où il y a une volonté, il y a un chemin.


Défendons implacablement l’apprentissage pour inverser sa chute continue de 2013 qui se prolonge en ce début d’année – 15%

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 02 avril 2014 -


France apprentissage au risque d’être rangé dans le camp des rétrogrades impénitents, fustige le modèle idéologique suranné fondé sur l’imaginaire de notre gouvernement en matière d’apprentissage qui méritait mieux que d’être logé dans la loi sur la formation professionnelle votée en procédure accélérée en février dernier.

Pourquoi notre ministre du travail se tient-il dans une sorte de nuage au dessus des réalités de nos chefs d’entreprises, apprentis et centres de formation ?

273 091 signatures de contrats d’apprentissage en 2013 comparées à 297 295 en 2102 soit une chute de 24 204 (-8,14%).

Les mois de janvier et février 2014 sont malheureusement aussi catastrophiques que ceux de 2013 avec une baisse cumulée de -15 %, laissant augurer si rien n’est fait une nouvelle glissade en fin d’année.

Monsieur le Ministre, votre réthorique fait plutôt naitre une sourde inquiétude pour l’heure silencieuse et ne pèse plus face à la réalité qui est prioritaire au regard des idées et programmes.

Nos jeunes et entreprises doivent-ils être asservis à la volonté politique ?
NON, car elle entraine des désillusions et une perte de confiance.

Ne serait-il pas judicieux très rapidement de limiter l’expérimentation et la promotion des emplois d’avenir, qui n’offrent que des perspectives de court terme sans réelles formations pour nos jeunes. Elles coûtent par ailleurs, des sommes colossales à la collectivité au détriment du financement et de la relance des formations par l’apprentissage dont la courbe descendante doit être inversée d’urgence avant la fin de l’année.

Monsieur le Ministre, ce n’est pas du populisme que de vous appeler ainsi que tous nos parlementaires à rejeter l’attentisme et la frilosité, à prendre ensemble vos responsabilités, en ayant enfin le courage de réformer l’apprentissage tout en suscitant les initiatives de la société civile même dans des situations embarrassantes, sans se défausser sur la crise.

Manuel Valls le pragmatique, promu il y a quelques jours Premier Ministre, saura-t-il relancer l'apprentissage avec son gouvernement de combat ? 

Là où il y a une volonté, il y a un chemin

Conseil tenu par les rats*

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 01 janvier 2014 -


Depuis plus de 6 ans, quelles que soient les politiques menées, le nombre de signatures de contrats d’apprentissage n’a jamais franchi le chiffre fatidique des 300 000. La politique conduite en 2013 en matière d’apprentissage a entraîné une chute de plus de 8% du nombre de signatures malgré une volonté affirmée et affichée de résorber le chômage des jeunes avec des emplois pérennes, en agissant sur le levier de la formation pour permettre à la collectivité de rebondir.

Année après année, les études et classements internationaux montrent que la France recule sans que des réformes structurelles voient le jour. C’est notamment vrai en matière d’apprentissage où un Etat stratège et efficace se doit de trancher avec pragmatisme et sans dogmatisme (cf contrats d’avenir et contrats de génération, financés en partie par les entreprises du CAC 40 au détriment des contrats d’apprentissage).

Combien de rapports ont-ils été commandés sur la question ? Combien de réunions entre les partenaires sociaux ont-elles été négociées ? 
Que de conciliabules et de luttes intestines, pour au final voir le nombre de jeunes en apprentissage régresser.

Et La Fontaine de conclure dans "Conseil tenu par les rats" :

« Ne faut-il que délibérer, la cour en conseillers foisonne, est-il besoin d’exécuter, l’on ne rencontre plus personne ».

Il nous parait indispensable de revoir tout le processus de décision en matière d’apprentissage avec un Etat impartial et responsable, qui se préoccupe avant tout de redonner le moral à nos jeunes (formations) et entreprises (baisse du coût du travail, réglementation assouplie, investissements en capital humain encouragés), plutôt que de vouloir faire des réformes à minima (taxe d’apprentissage) qui certes corrigent certains dysfonctionnements mais ne remettent pas à plat un système défaillant qui clive encore davantage la France d’en haut avec celle d’en bas.

France apprentissage qui a fait des propositions pour une réforme pérenne et globale de l’apprentissage, espère que l’apprentissage fera sa révolution en 2014 pour s’adapter aux contraintes du XXIème siècle, tout en souhaitant à tous, ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui s’annonce encore difficile pour nos apprentis, entreprises et organismes de formation épris de liberté plutôt que contraintes réglementaires et administratives qui bloquent les initiatives et les innovations.

Bonne année à tous.

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin »

* Lire la suite : la fable de La Fontaine

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