Blog Franceapprentissage

Là où il y a une volonté, il y a chemin

Une idéologie cynique conduisant à un apprenticide caché.

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 02 janvier 2017 -


Après le temps des illusions avec les sempiternelles litanies d’un début de mandat axées sur la jeunesse, l’emploi et l’apprentissage, vient le temps des désillusions de fin de mandat.

Comment ne pas condamner ces faiseurs d’embrouilles qui développent des contrats aidés qui sont cyniques car sans débouchés (précarité et insécurité), au détriment des contrats d’apprentissage qui sont des formations initiales diplômantes offrant de réelles perspectives.

Non seulement nos gouvernants s’empêtrent dans leurs contradictions qui entrainent le déclin de l’apprentissage, mais jusqu’au bout ils prolongent cette politique absurde tout en faisant machiavéliquement l’apologie des formations en apprentissage.

Chaque parlementaire de la majorité porte la responsabilité finale d’un échec collectif par leur vote complaisant ou béat de mesures idéologiques improvisées, selon des consignes partisanes. Tous leurs élus sont par conséquent complices de la chute des signatures de contrats d’apprentissage. Cela devient donc une faute morale inconsciente, car un vote à la majorité ôte toute responsabilité ou conscience individuelle pour devenir une faute politique collective.

Le versement d’une prime de 335 € auprès des jeunes apprentis de moins de 21 ans en ce début d’année n’est pas une mesure sociale à destination de la jeunesse, c’est un exemple de plus de l’inefficacité et de l’hypocrisie avec lequel le gouvernement traite les jeunes à l’approche des élections présidentielles.


Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. (Albert Einstein)

 

Bonne et heureuse année à tous.

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L'apprentissage au son du clairon !

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 01 janvier 2016 -

La nouvelle politique en faveur des jeunes initiée en 2012 par François Hollande, s’est traduite par la suppression des aides aux entreprises qui embauchaient un apprenti et par une chute abyssale et continue depuis 
3 ans des signatures de contrats d’apprentissage.

Quand on sait que le coût de conquête d'une entreprise pour l’inciter à embaucher un apprenti coûte cinq fois plus cher que sa fidélisation grâce aux aides, il est permis de s'interroger sur les gachis humains et financiers de telles décisions !

La charge au son du clairon du gouvernement en ce début d’année, marquera-t-elle enfin un renouveau de l’apprentissage avec le souci de l’innovation ?

Sans vouloir faire de procès d’intention à nos gouvernants, l’association redoute un nième plan de relance de l’apprentissage décidé dans l’urgence sur des critères éculés qui n’ont jamais fait leurs preuves depuis trente ans avec pour seule et unique ambition court-termiste : les prochaines élections présidentielles. 

Enfin, la recette qui consisterait à proposer une « salade mixte » pour l'apprentissage, réalisée avec des ingrédients des systèmes italien, suisse, allemand ou scandinaves risque d’être amère car non transposable sur le système français qui a ses propres spécificités (législation du travail, mentalités, système d’éducation, coût du travail, décentralisation régionale...) et qui doit concomitamment être réformé avec détermination pour en apprécier toutes les saveurs.

L’association France apprentissage prône inlassablement depuis de nombreuses années, l’innovation d’un nouveau système qui soit enfin stable, pérenne, plus simple et davantage lisible par tous. 

Le lancement de sa nouvelle plate-forme nationale et innovante exclusivement dédiée à l'apprentissage prévu en 2015 est malheureusement retardé par manque de financements. 

La régionalisation de l’apprentissage qui sera le cœur du système ouvrira à la suite en fonction des accords de partenariats avec les régions et de la volonté qu’elles manifesteront pour relancer l’apprentissage sur le long terme.


Bonne année à tous.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Pourquoi la nouvelle aide en faveur des TPE qui embauchent des apprentis pourrait-elle n'être qu'un attrappe-nigaud?

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 04 juin 2015 -

Les très petites entreprises (TPE) qui accueillent un apprenti de moins de 18 ans à compter du 1er juillet 2015 seront exonérées de salaires et de cotisations sociales pour ces emplois, lors de la première année seulement.

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Belle année en perspective !

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 01 janvier 2015 -

En ce début d’année, je pense tout particulièrement à tous nos jeunes apprentis qui n’ont pas trouvé de contrats d’apprentissage et qui sont découragés ou éprouvent de l’amertume. Chacun doit aller chercher cette lueur d’espoir - art L.6211-1 du code du travail - qui permet la poursuite de leur enseignement théorique grâce au « statut de stagiaire de la formation professionnelle », qui leur permettra de poursuivre leur formation théorique tout en continuant à chercher un employeur. Pour ce faire et dans la limite des places conventionnées avec le Conseil Régional, leur CFA doit faire une demande auprès de leur antenne régionale ASP (Agence de Services et de Paiement). 

Au cours du premier semestre 2015 vous découvrirez votre nouvelle plate-forme refondue. Elle alliera les nouvelles technologies à une navigation plus intuitive tout en intégrant de nouveaux services.

A tous, nous vous adressons nos meilleurs vœux pour 2015 qui sera, nous l’espérons, une année de croissance pour l’apprentissage avec la prise de mesures pérennes et plus courageuses que celles de septembre 2014, notamment pour les TPE qui sont un gisement de contrats d’apprentissage insuffisamment exploité.


Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

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La saga de l’apprentissage 2014 : pathétique et affligeante.

Rédigé par Jean-Marie DUSSEIGNEUR - 02 novembre 2014 -

Suite à une demande d’audience au premier ministre pour présenter des actions favorisant le développement de l’apprentissage, j’ai été reçu fin septembre par trois de ses conseillers.

L’idée de subventionner une plate-forme numérique, nationale gratuite spécifiquement dédiée à l’apprentissage, indépendante des partis politiques et des branches professionnelles n’a trouvé aucun écho, car ne cadrant pas avec la politique gouvernementale. L'investissement dans l'embauche des développeurs de l'apprentissage (leur écosystème) serait-il plus performant et moins onéreux que la technologie numérique que l'association promeut (nouvel écosystème à construire) pour développer et promouvoir l'apprentissage au sein des entreprises et des jeunes ?

Le financement du lancement de l'expérimentation d’un GEIFA® (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion par la Formation en Apprentissage) a reçu également une fin de non recevoir, alors même que le projet intéresse des maîtres d’œuvre.

Est-ce la peur que le système dont la classe politique et eux-même profitent, ne s’effondre avec des idées novatrices ?

Les emplois d’avenirs sortis du chapeau des magiciens du parti socialiste est l’archétype de ce qu’il ne faut pas faire. Il l’impose quoiqu’il en coûte à la collectivité sans expérimentation. L’échec est évidemment patent.

Je reste quant à moi convaincu :

• qu’une plate-forme nationale spécifiquement dédiée à l’apprentissage, fédératrice, mutualisante, et indépendante serait une avancée majeure,

• que l'expérimentation d'un GEIFA® pourrait être une solution pour enrayer la chute spectaculaire de signatures de contrats en redonnant confiance aux différents acteurs grâce à un large mouvement indépendant des partis politiques et terriblement proches des préoccupations des entreprises. 

L’entrepreneur doit être libéré du carcan des normes, des contraintes du droit du travail et de l’oppression administrative et fiscale en lui donnant davantage de liberté sur l’embauche ou le licenciement d’un jeune. Le GEIFA répond parfaitement à cet enjeu en sécurisant l’entreprise pour lui redonner de la flexibilité et la confiance qu’elle a perdue.

France apprentissage continuera sans relâche à promouvoir ses solutions et expérimentations qui vont dans le sens de l'intérêt général de nos entreprises, nos apprentis et nos centres de formation.


Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

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